Légitime dépense


Comment choisir le bon photographe

Émission du 9 novembre 2009

Journaliste(s) à la recherche : Matthieu Mortézaï

Offrir une photo de famille pour Noël, vous trouvez ça cliché? Détrompez-vous, rien ne fera plus plaisir à l’être à qui le portrait est destiné. Mais choisir un photographe n’est peut-être pas aussi simple que de crier « cheese! ». Photographes indépendants, studios de grandes surfaces ou studios spécialisés, Légitime dépense vous aide à dénicher le professionnel avec qui ça cliquera. Bref, tout ce qu’il faut pour vous faire tirer le portrait à temps pour Noël sans y passer tout votre budget cadeau.

Thème(s) : Divers

Comment choisir le bon photographe

Quand vient le temps de choisir un photographe pour des portraits de famille, plusieurs options s’offrent à vous. Entre les studios que l’on trouve dans les grandes surfaces, les chaînes de studios spécialisés des centres commerciaux et les photographes professionnels indépendants qui ont pignon sur rue, arrêter son choix n’est pas toujours aussi simple que de s’écrier:« cheese! ».

Au-delà du coût des imprimés et de la multitude de forfaits souvent difficiles à comparer entre eux, l’expérience qu’on va vivre, tout comme le résultat que l’on gardera pour la postérité, seront très différents.

Photographe indépendant et enseignant au collège Marsan, Pierre-Yves Côté crois en l’importance de laisser sa trace. Il le rappelle d’ailleurs souvent à ses étudiants : « Avoir de bons souvenirs de soi et de ses proches, laisser une trace en quelque sorte, c’est un droit, sinon un besoin fondamental de chaque être humain. Et pour ce faire, la photographie est le médium de choix ».

Pour passer à la postérité, plusieurs options s’offrent à vous. Notre enseignant du Collège Marsan dresse un portrait des différentes options.

Les studios des magasins à grande surface : une option économique

« Les studios des magasins à grande surface vont aller chercher une clientèle qui a moins de moyens, mais qui tient à avoir de beaux souvenirs. On va les attirer à grands renforts de publicité, d’offres très avantageuses sur le plan financier », résume notre enseignant.

« Sur place cependant, les gens vivront une expérience plus rapide, la séance sera plus courte. On parle d’une quinzaine de minutes. Et il y aura possiblement quelqu’un qui attend derrière », nous ajoute notre intervenant.

Il faut aussi savoir que les gens qui travaillent dans ce genre de studios sont rarement des photographes professionnels. Plus souvent qu’autrement, ils ont reçus une formation intensive de quelques jours. Et cette formation ne porte pas que sur le maniement de l’appareil. « Les employés de ces studios sont aussi des vendeurs qui vont nous encourager à acheter des photos supplémentaires », signale notre expert.

Ceci étant dit, les studios de photo des magasins à grande surface sont de loin les plus économiques. Bien que les tarifs varient, il faudra s’attendre à débourser de 100 à 150 $ pour une dizaine d’impressions 8 par 10, comprenant une demi-douzaine de poses différentes.

Les studios spécialisés : une expérience « plus complète »

Pour une centaine de dollars de plus que les studios des magasins à grande surface, les studios commerciaux spécialisés, comme ceux de la chaîne Magenta par exemple, offrent une expérience plus complète.

On aura une consultation d’une quinzaine de minutes avec un conseiller pendant laquelle on pourra consulter le porte-folio du studio. La séance photo durera environ 45 minutes et, pendant celle-ci, on prendra près d’une centaine de photos avec différents éclairages, cadrages et accessoires disponibles sur place ou apportés par les clients. Tout de suite après la prise de photos, on visionnera les épreuves sur un écran avec un conseiller et on sélectionnera les clichés qui nous intéressent.

« Bien que ce soient souvent de grandes chaînes, on va vivre dans ce genre de studios une expérience plus agréable. On y passera plus de temps et les photographes sur place sont formés », commente Pierre-Yves Côté.

Au moment de passer à la caisse, c’est le nombre de photos imprimées qui déterminera le prix à payer. « Chez Magenta, on fonctionne à la feuille. Une feuille 8 par 10 ça débute à 45 $. Plus on prend de feuilles, plus le tarif est avantageux », explique Roxane Saulnier, photographe chez Magenta Studio Photo.

Dans les studios commerciaux, il faudra compter autour de 250 $ pour obtenir un peu moins d’une dizaine de clichés en format 8 par 10. En payant des suppléments, on pourra demander des retouches ou choisir de faire imprimer ses clichés sur toutes sortes d’accessoires tels que : coussins, sacs, cravates, parapluies, foulards, etc.

Les indépendants : La totale!

Reste la dernière grande catégorie de studios de photo : les photographes indépendants. « Ils ont l’âme des vrais portraitistes. Ils sont formés. On aura là des séances d’une à deux heures et on va aller chercher un contact intime avec ses modèles», explique notre enseignant, lui-même portraitiste.

Habituellement, on a un tarif pour la séance et on paie ensuite pour chaque impression. Comme la profession n’est pas régie, les tarifs et modalités sont très variables d’un endroit à l’autre. En général, ça devrait surtout jouer entre 300 et 500 $ pour une session d’une à deux heures et une dizaine d’imprimés.

C’est plus onéreux, mais l’expérience qu’on va vivre sera différente. « On va trouver là des gens d’expérience qui vont beaucoup jouer la carte de la psychologie pour faire tomber les masques et rendre l’expérience agréable », ajoute Pierre-Yves Côté.

Comment choisir son portraitiste?

À ce prix là, si cette option vous intéresse, il importe de bien choisir son professionnel.

Selon Robert La Palme, un indépendant qui se spécialise dans les photos de maternité, c’est important de voir ce qu’il a fait dans le passé. On devrait donc, comme consommateur, prendre l’habitude de consulter le porte-folio du photographe – souvent disponible en ligne - et voir si les photos nous plaisent. Aller le rencontrer avant la session de photo serait aussi une bonne idée. Sur place, un vrai pro vous parlera de ce qu’il fait, de comment il le fait. Il vous donnera des indications claires sur le déroulement de la séance et des conseils sur la façon de vous y préparer.

Du négatif au cédérom

Vous voulez partager vos photos sur Internet? Si c’est le cas, vous serez certainement intéressés à obtenir vos photos en version numérique sur un cédérom.

« Pour les consommateurs, ce qui est bien avec le cédérom c’est qu’ils peuvent faire agrandir leurs photos à leur gré. Ils deviennent indépendants vis-à-vis du photographe », explique Robert La Palme, du studio Photo Maternité.

Mais ce n’est pas tous les photographes, surtout parmi les indépendants, qui sont chauds à l’idée de remettre à leurs clients les originaux de leurs photos. En conséquence, l’option d’obtenir une copie de ses clichés sur cédérom n’est pas offerte partout et elle peut s’avérer passablement coûteuse, jusqu’à 500$ dans certains cas, surtout si on choisit de ne prendre aucun tirage papier.

Si obtenir vos photos sur cédérom est quelque chose d’important pour vous, vous aurez donc tout intérêt, dans toute situation, à vous renseigner au préalable sur la disponibilité de ce service et surtout sur le coût qui y est rattaché.

En lien avec ce reportage :

Studios photos de grandes surfaces :

- Studio photo Sears – http://www.searsportrait.ca
- Studio photo Wal-Mart - http://walmartportraits.com/canada

Studios photo spécialisés:

- Magenta Studio Photo : http://www.magentaphoto.com
- Cheezz Studio Photo: http://www.cheezz.ca/

Photographes indépendants:

- Photo Maternité - http://photomaternite.com
- Pierre-Yves Côté - http://www.pierreyvescote.com
- Laforest et Sabourin - http://www.laforestsabourin.com
- Le Studio Photo - http://www.lestudiophoto.ca

Autres liens :

- Collège Marsan - http://www.collegemarsan.qc.ca
- Corporation des maîtres photographes du Québec - http://www.cmpq.qc.ca/