Légitime dépense


Raquettes à neige

Émission du 9 janvier 2012

Légères, solides et pas chères, les raquettes à neige font un retour en force au Québec depuis quelques années. Pas étonnant. On peut en faire pratiquer partout, souvent sans aucun frais et la courbe d’apprentissage est quasi nulle. Si le ticket d’entrée est bas, choisir les bonnes raquettes parmi l’avalanche de modèles a de quoi dérouter. C’est pourquoi Légitime dépense a préparé un guide d’achat qui saura réveiller le coureur des bois qui sommeille en vous.

Thème(s) : Sports et loisirs

Raquettes à neige

À RETENIR :

La base pour ne pas s’enfoncer

Le type de terrain sur lequel on compte s’aventurer – qu’il s’agisse de sentiers damés ou de neige folle - et le poids du marcheur sont, sans surprise, les deux critères de départ qui orienteront nos choix en magasin. A eux seuls, ces deux facteurs détermineront la taille et le type de raquettes susceptibles de nous convenir.

Gamme de prix et matériaux

Pour se procurer une paire de raquettes modernes, il faut s’attendre à débourser entre 100 et 350$. Un écart de prix qui s’explique en grande partie par la qualité des matériaux utilisés, et ce aussi bien pour le cadre, le tamis, les crampons ou le harnais.

Composantes clefs à surveiller

- Le cadre (ou fût) :
Il est en aluminium ou en plastique sur la majorité des raquettes synthétiques modernes. Lorsqu’il est en aluminium, la qualité de l’alliage pourra varier d’un modèle et d’une marque à l’autre. Malheureusement, il est très difficile d’en juger à l’œil en magasin. Le prix est souvent un bon indice pour ça, mais on peut aussi porter son attention sur la façon dont les sections de la tubulure métallique sont jointes les unes aux autres. Sous l’effet de la torsion, c’est très souvent là que ça brise.

Pour leur part, les raquettes entièrement en plastique ont l’avantage d’être pratiquement indestructibles mais, en revanche, elles ont tendance à accumuler la neige et à avoir l’effet d’une pelle quand on se déplace avec, ce qui ajoute au poids et s’avère plus fatiguant dans la neige folle.

- Le harnais :
Le rôle du harnais est de retenir la botte bien en place. Il vient avec une grande variété d’attaches, allant des lacets rudimentaires aux mécanismes à cliquets similaires aux fixations des planches à neige. Qu’importe le type choisi, au final il ne devrait pas y avoir de jeu une fois la botte bien attachée. La facilité et rapidité d’utilisation du mécanisme d’attache sont des facteurs très appréciables sur le terrain, tout comme la possibilité d’enfiler ses raquettes sans enlever ses mitaines (les mécanismes d’attaches à cliquets sont très appréciés pour ça).

- Le tamis :
C’est cette membrane remplissant l’intérieur du cadre qui confère la portance sur la neige. Selon les modèles, le tamis peut être en différents matériaux synthétiques, allant des polymères aux textiles plastique. Au final, l’important c’est que le tamis soit à la fois souple et solide. Le risque de perforation étant accru lorsque l’on fait du hors piste (à cause des branches), on aura besoin de plus de robustesse pour ce genre de terrain.

- Le pivot :
C’est le mécanisme qui permet à la botte de pivoter verticalement dans la raquette. En s’inclinant grâce au pivot, la raquette peut évacuer la neige qui s’est accumulée sur le tamis. Afin de moins s’accrocher dans les obstacles en hors piste, la course du pivot est parfois plus limitée sur certains modèles, ce qui s’avère appréciable pour ce genre de terrain. Dans certains cas, le pivot est fixé sur une sangle qui lui donne du rebond et lui permet de reprendre plus rapidement sa position horizontale. Un bon pivot ne devrait pas présenter de jeu, autrement que dans son axe de rotation.

- Crampons :
Ils sont toujours présents aux niveaux des orteils et, très souvent aussi, sous la plante des pieds. On en trouvera davantage sur les modèles de montagne qui en comptent aussi souvent tout le tour du cadre. Plus on compte faire des ascensions et du hors piste, plus on aura besoin de crampons. Sur les sentiers damés, on en aura beaucoup moins besoin (d’autant plus que ça ajoute du poids et de la friction).

- Cale de montée :
Ce mécanisme amovible se trouve sur les raquettes de montagne, juste derrière le talon. Il peut s’avérer très utile dans les montées puisqu’il limite, de quelques centimètres, la course du talon et réduit ainsi la fatigue des mollets. C’est un plus à considérer pour ceux qui comptent faire, sur une base régulière, des ascensions à la fois longues et abruptes.

- Extensions :
Sur certains modèles, comme ceux de la marque MSR (http://www.msrcorp.com ), on peut ajouter des extensions modulaires (vendues 30-50$ la paire) dernière la raquette qui en augmenteront la surface. Celles-ci peuvent s’avérer très pratiques quand on va dans plusieurs types de terrain ou quand plusieurs personnes, de poids différents, se partagent les mêmes raquettes.

Équipement en option

- Bâtons :
Sans être obligatoires pour faire de la raquette, les bâtons sont très appréciables dans les montées et les descentes. Les bâtons télescopiques en aluminium se vendent 50$ et plus la paire. Alternativement, on peut prendre des bâtons de marche et changer tout simplement la rondelle qui va au bout (pour une plus large, pour la neige). Pour dépanner, on peut aussi utiliser des bâtons de ski alpin (ils seront plus lourds et non rétractables par contre).

- Bottes :
Il n’existe pas de bottes spécialement conçues pour la raquette. On utilise le plus souvent des bottes de randonnée, isolées de préférence. Bien que ce ne soit pas idéal, on peut aussi utiliser d’autres types de bottes comme des grosses bottes d’hiver (Ex : bottes Sorel).

Quelques conseils en vrac :

- Avant d’investir plusieurs centaines de dollars dans des raquettes, on peut d’abord en louer dans un magasin spécialisé ou un centre de plein air. Ce faisant, on pourra voir si on aime suffisamment cette activité pour s’équiper et, au passage, se faire une meilleure idée du type de raquettes ou de harnais que l’on préfère.

- Pour bien tester les harnais en magasin, on recommande d’apporter les bottes qu’on compte utiliser pour faire de la raquette.

- Plus étroits, les modèles pour femmes sont mieux adaptés à leurs bottes et à leur foulée. À gardez en tête avant d’opter pour un modèle du sexe opposé en spécial!

- Pour obtenir les meilleures escomptes, on peut magasiner ses raquettes juste après le jour de l’an. C’est à cette période que les prix sont le plus bas et que la sélection demeure encore intéressante.

En quête de terrains de jeu

Pour vous aider à choisir un terrain de jeu pour tester vos raquettes – qu’elles soient louées ou achetées - vous pouvez vous procurer, en librairie ou dans les boutiques de plein air, le guide « Raquette et marche hivernale au Québec » publié par la Fédération québécoise de la marche. Cet ouvrage détaillé de 320 pages, disponible pour près de 25$, répertorie 500 sites de sentiers et de parcours pédestres accessibles en hiver à travers la province.

L’hiver ne sera jamais assez long pour que vous en fassiez le tour.

Intervenants / Participants

Pierre Vallerand – Acheteur – La Cordée
http://www.lacordee.com

Audrey Roussin - Responsable des communications - Fédération québécoise de la marche
http://www.fqmarche.qc.ca

Autres participants (membres de la Fédération québécoise de la marche) :
- Nicole Blondeau
- Pierre Duff
- Ghislain Martel

Liens utiles

Remerciements WEB

Pour leur précieuse collaboration à ce reportage, Légitime dépense tient à remercier tout spécialement :

La Fédération québécoise de la marche
http://www.ruedeslibraires.com/

La Cordée
http://www.lacordee.com